Agoè-Nyivé 1: Des journalistes convoqués devant le conseil municipal pour avoir tiré sur la sonnette d’alarme

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Si le journaliste est souvent considéré comme un faiseur et défaiseur de rois, comme instrument d’un quatrième pouvoir dans un État, beaucoup tendent à le limiter à ces qualificatifs qui inspirent la crainte, la nuisance et la critique. Le journaliste est également un acteur de développement, un leader d’opinion et un membre à part entière dans la vie d’une nation qui se doit d’œuvrer au bon ordre et au bien-être de tous. Deux journalistes de votre Journal ont été conviés ce jeudi 10 septembre devant le conseil municipal de la commune d’Agoè-Nyivé 1, mis devant un fait accompli.

Leur seul crime, être au cœur d’une enquête qui a révélé de graves manquements dans l’application des mesures barrières au marché d’Agoè Assiyéyé.

Le scénario a été orchestré par la secrétaire générale de la mairie, au mépris de toutes les procédures normales existantes.

Que deviendra votre journal si tous les conseils municipaux nous convoquent chaque jour juste parce que vous évoquez un problème d’ordre public.

L’article incriminé était titré  » Agoè-Nyivé 1: mesure du port du masque, une chimère », une réalité vérifiée et vérifiable au marché en question.

La justification devant le conseil réuni, n’aura finalement pas lieu grâce aux développements réfléchis et à la présence d’esprit de nos deux confrères, le maire s’estimant trop digne pour être en leur présence.

De stériles débats de fonds et de forme sur l’article incriminé ont pris la place, ce qui ne surprend guère quand plusieurs agents de la mairie de la commune d’Agoè-Nyivé 1, sous divers prétextes, ne respectent eux mêmes pas la mesure du port obligatoire du masque.

Dire que certains viennent d’être démis de leur fonction pour cela!!

La municipalité d’Agoè-Nyivé 1 doit revoir les paradigmes. Le temps et l’énergie usés pour intimider, ou museler la presse qui a simplement joué son rôle de veille et d’éveil peuvent être autrement utilisés afin de régler le problème du marché d’Assiyeye, une grande source de recettes.

Des discussions, votre journal retient néanmoins que des efforts sont consentis, des amendes appliquées aux contrevenants, mais il est clair que la recette de sensibilisation pour amener les bonnes dames de ce marché à volontairement adopter et s’approprier cette mesure de santé publique est loin des expertises de la commune.

Contre toute attente, un courrier truffé de fautes grammaticales a été adressé le 18 septembre à votre journal lui demandant, de présenter le Directeur, son Rédacteur en chef et son conseil juridique aux fins d’une confrontation avec les acteurs concernés devant le conseil municipal, aux mépris de toutes les règles juridiques.

Tant de gesticulations et de déploiement d’énergies inutiles pour un sujet réel que les autorités municipales se doivent de corriger.

Le ton doit être durci au marché d’Agoè Assiyeye, voilà la réalité à prendre en compte et où le travail doit être mené.

Pour sa part, votre journal se réclame d’un professionnalisme aigu dans toutes ses démarches et publications et encourage fortement la municipalité à user de toutes les voies légales et juridiques en la matière, si elle estime être victime d’une fausse information.

Une chose est certaine, ceux qui ne tirent pas des leçons du passé, risquent fort de le revivre

La Rédaction

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