Zio 3 : litige foncier à Agblévé, Djagli Kodjo lève le voile

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Suite à une alerte reçue le 17 mars 2022, votre Journal « Échos des communes » a dépêché un reporter dans la commune de Zio 3, plus précisément dans le village d’Avedje afin de couvrir un mouvement d’humeur des populations qui réclamaient 250 hectares d’une parcelle qui leur appartiendraient.

Après les différents recoupements, et suite à nos tentatives de joindre l’acquéreur du terrain incriminé, M. Djagli Kodjo, nous avons rendu public un article intitulé « Zio 3: Faure Gnassingbé à la base d’un conflit communautaire latent lié au foncier? » le 19 mars 2022 afin d’éviter que l’information devienne désuète et promis revenir sur cette affaire « qui risque de mettre à mal la cohésion » dans cette municipalité du Togo.

Ne doutant pas un seul instant que nous avons été manipulés et que les fameux cris de détresse de ces populations étaient simulés, nous avons vu notre article repris par plusieurs Rédactions, certaines en ayant même fait une affaire politique.

Ce jeudi 21 avril 2022, nous avons enfin pu rencontrer M. Djagli Kodjo, incriminé dans cette affaire afin d’avoir sa version des faits et de mettre au courant l’opinion publique.

 

Qu’en est-il réellement ?

D’après les différentes preuves reçues en l’occurrence le titre foncier N 49319 inséré au livre foncier de la division de la conservation foncière au nom de Djagli Kodjo, les reçus de paiements, les reconnaissances de vente et les différents témoignages, M. Djagli Kodjo a été victime d’une calomnie.

L’intéressé a acquis 250 hectares dans cette partie de la commune d’Agbelouvé convoitée d’ailleurs par des collectivités de Zafi puis de Gamé.

Sur la base du jugement au tribunal de Tsevié qui confère la propriété du terrain à Avedje, après plusieurs expertises de juges et autorités locales et traditionnelles, plusieurs transports effectués sur le terrain, M. Djagli a décidé de sa mise en valeur afin d’en faire une ferme. In fine, il s’agit de créer un nouveau grenier pour le Togo.

Une fois le terrain acquis, l’homme d’affaires entama les démarches de bornage, d’acquisition du titre foncier et de contre-bornage.

Ce qui fut fait avec la publication du titre foncier au journal officiel de la République, qui n’a fait l’objet d’aucune opposition dans les prescriptions légales de trois mois.

Après cela, il a pris soin de notifier le titre aux occupants du terrain qui y développaient des plantations de tecks et des cultures d’ignames.

Il racheta toutes les récoltes aux prix du marché et leur confia en plus les récoltes afin d’en faire ce qu’ils veulent.

Les allégations des populations de destruction de cultures de sa part étaient donc un mensonge au vu des différents reçus de paiement mis à disposition de notre Rédaction et qui ont fait objet de vérification chez les intéressés.

L’homme peut enfin démarrer son projet. Depuis 6 ans donc, il s’est positionné sur la culture de maïs, le soja, la noix de coco et le manioc.

Les anciens occupants du terrain sont devenus pour la plupart ses employés dans ce vaste champ et sont régulièrement rémunérés.

En bon voisin, il a même installé deux forages équipés de panneaux solaires afin d’approvisionner gratuitement et gracieusement toute cette population. La localité souffrant du manque d’eau à certaines périodes de l’année, même Agbelouvé vient parfois se ravitailler grâce aux forages de M. Djagli.

Ébranlé par cette affaire, l’homme d’affaires nous a confié son indignation face aux agissements de certaines autorités locales qui auraient fomenté ce complot afin d’éconduire l’opinion publique en y impliquant injustement une soi-disant main noire du président Faure Gnassingbé qui arracherait une parcelle à la population.

« Je n’ai vu physiquement le président de la République que deux fois, une fois lorsqu’il a rendu visite à Tabligbo et l’autre fois lors de ma décoration par sa personne », a-t-il déclaré.

Le but inavoué a ce jour par les comploteurs serait de percevoir en commissions quelques hectares de la parcelle qu’ils auraient promis à ces populations une fois le cri de détresse simulé effectué.

De l’évolution de cette affaire, ces mêmes personnes ont commis des forfaitures, vandalisé des biens et détruits des tracteurs dans la ferme de M. Djagli Kodjo, une fois notre reporter parti.

Des suites, beaucoup seraient dans les mailles des forces de sécurité. Plus spécialement Kodjovi Boutamekpo, le porte parole et mandataire des populations d’Agbleve a été écroué à la prison civile de Tsevie pour destruction de biens d’autrui.

A l’heure où nous rédigeons cet article, cette affaire qui a suscité l’implication de plusieurs autorités togolaises tant sur le plan local que national suit toujours son cours.

En tout état de cause notre Rédaction présente une fois encore ses excuses au Sieur Djagli Kodjo pour le tort que notre article a pu lui causer. Nos excuses sont également réitérées à vous chers lecteurs et amoureux du site « Échos des communes ».

 

La Rédaction

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