PAL: extension du terminal par LCT et érosion côtière, le silence coupable de la Banque Mondiale

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Perte de terrains et destruction de maisons, déplacement forcé, pertes des fermes et plantations de cocotiers ainsi que des sites touristiques, modification du littoral, changement climatique, pertes des sites religieux et culturels, d’infrastructures locales tels les palais royaux, les salles communautaires, marchés, écoles, puits et routes, sinistres, décès, perte des activités principales de subsistance, voilà le calvaire que vivent les communautés de 13 villages du littoral depuis l’extension du port autonome de Lomé par Lomé Container Terminal.

Ce projet financé à hauteur de 353 millions d’euros par la Société Financière Internationale, une branche de la Banque Mondiale est l’oeuvre de LCT qui localement constitué a obtenu du gouvernement togolais une concession de 35 ans, avec une extension optionnelle de 10 ans.

Loin de favoriser l’éclosion et l’épanouissement des populations et communautés riveraines, ce projet rime aujourd’hui avec amertume, détresse, sinistre pour les communautés des différentes communes  (Lacs1, Lacs3 et Golfe6) situées le long de ce littoral.

Devant la presse ce jeudi 02 juillet, le collectif des personnes victimes de l’érosion côtière due en partie à ce projet a sorti les muscles face au dilatoire et autres stratégies d’entourloupe dont font preuve le CAO, médiateur et la SFI, principale financière et autre partie prenante dans cette affaire.

Pour Edo Tonoudo, porte parole du collectif, il est important que la Banque Mondiale puisse respecter ses propres textes et mettre en oeuvre sa responsabilité face aux forfaitures que subissent les communautés du côtières. En finançant les opérateurs privés aisés, la Banque Mondiale occasion l’amplification de l’érosion côtière, ce qui a fait des victimes, et se mue en un silence face aux cris de détresse de ces communautés au Togo.

Gbodjomé, Agbavi, Afidegnigban, Baguida, Avepozo, Devikeme, Nimagna, Katanga, Agbodrafo, Kpogan, Bobolo, Agodeke, Kpeme et Edoh Copé sont les différentes localités touchées par l’érosion côtière.

Togbui Agbavi, chef du village Kossi Agbavi, également logé sur le littoral a fait part de son désarroi et amertume face aux conditions actuelles de vie de ces communautés abandonnées à leur sort. Il a déploré le décès de bon nombre de ces victimes en raison de la précarité et du manque de suivi.

Beaucoup de non-dits et d’opacité caractérisent cette affaire où l’étude d’impact environnemental et social a été faite sur 3 km au lieu des 42 nécessaires.

Pus de 2000 personnes impactées, sans compter les enfants lors du dernier recensement en 2017 sur 13 villages, allant de Katanga à Edoh Condji
De 2014 à 2017, la mer a par exemple ravagé 7 grandes maisons de fortes communautés, sinistrant ainsi plus de 130 personnes à Gbodjomé.

A ce jour, plusieurs habitations, vestiges et autres lieux historiques, touristiques, cultures sont sous la menace de ce fléau occasioné par l’extension du port par le LCT.

Lesaint

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